CHÂTEAU

HAUT - CARLES

2001

 

Châtrau Haut Carles

 

Un peu d'Histoire...

Le Château de Carles, situé sur la commune de Saillans, fut construit au XVe siècle par la famille «de Carles» dont les membres furent, jusqu'au XVIIe siècle, des personnages importants de Bordeaux. Parmi eux, on peut notamment citer le Chanoine Vital Carles, qui fonda l’hôpital de Bordeaux, Jean de Carles, Président du Parlement de Bordeaux sous François 1er, et François de Carles, Maire de Bordeaux en 1561.

Dès l’origine, le Château et la famille de Carles seront célébrés par de nombreux poètes, tels Ronsard ou encore Pontus de Thyard.

A partir du XVIIe siècle, le Château de Carles devient un haut-lieu de la pensée et de la littérature : La Boétie, époux de Marguerite de Carles, et son ami Montaigne, y tissent des liens familiaux au-delà de l’amitié étroite qui les lie. Au XVIIIe siècle, le Château  échoie à la Marquise de Boufflers, amie de Jean-Jacques Rousseau, de Beaumarchais et de Diderot, qui sera la dernière « Seigneur de Carles ».

Au tournant du XIXe siècle, le Chateau devient la propriété de la famille Chastenet de Castaing, qui va d’abord le restaurer puis hisser ses vins de Fronsac au meilleur niveau de qualité de la région du Libournais. Descendante en ligne directe de cette famille, Constance Droulers s'emploie, avec son mari Stéphane, à redonner aux vins de la propriété le lustre de leurs aînés du XIXe siècle, lorsque les vins de Fronsac, Château de Carles en tête, étaient mieux cotés que ceux de Saint-Emilion et de Pomerol.

Ainsi, après avoir totalement rénové les chais, ils ont créé en 1994 la cuvée Haut-Carles.

 

Le vin dégusté...

 

Haut-Carles 2001

 

La robe est d'un violet foncé bien soutenu, ornée d'un disque à peine tuilé qui dévoile difficilement l'âge du vin.

Le nez est élégant, fin, complexe, avec un bouquet aromatique qui se développe lentement et par paliers dans le verre : d'abord sur les fruits violets et noirs (prune, mûre, cassis), puis sur la réglisse, puis sur le cuir et enfin sur la truffe, le tout accompagné de fines notes boisées.

La bouche offre un corps assez longiligne mais profond, souligné par de savoureux tanins. La finale s'étire sans perdre sa fraîcheur et son fruit.

Un très beau Fronsac, qui a atteint son apogée, et pour quelques années encore.

 


 

Sans morale, il n’y a plus de vin de Bordeaux, ni de style.

La Morale, c’est le goût de ce qui est pur et défie le temps.

                                                                                   Jacques Chardonne

  



  

Dégustation