Encore une trappiste,

 belge de surcroît...

 

Orval

 

Quelques mots sur Orval et son abbaye…

La Brasserie d’Orval, implantée dans l’enceinte de l’Abbaye, a été créée en 1931 pour financer l’énorme chantier de la reconstruction d’Orval.  Elle a, dès le début, embauché de la main-d’œuvre laïque, dont le premier maître brasseur, Pappenheimer, à l’origine de la recette de fabrication.  La politique commerciale de la brasserie est ajustée aux valeurs vécues par la communauté monastique : les revenus de la marque sont consacrésà l’entretien des bâtiments, le reste est versé à des œuvres.

La production annuelle reste de l'ordre de 70.000 hectolitres, même si les amateurs et le marché en réclament plus. Mais les moines ont choisi de ne pas déroger aux conditions harmonieuses et optimales de l’utilisation de leur outil, tout en garantissant la meilleure qualité et authenticité du produit. A ces exigences de fabrication, ils ajoutent un constant souci de répartir le plus équitablement les volumes disponibles entre les différents concessionnaires en Belgique, et ne cherchent nullement à développer les ventes à l'exportation, dont le volume reste en-deçà des 15% depuis de nombreuses années.

Orval est élaborée à haute fermentation et refermentée en bouteille. Ainsi, le pourcentage d’alcool indiqué sur l’étiquette (6,2%) s’élèvera en bouteille pendant une dizaine de mois environ, jusqu’à l’épuisement total des sucres par les levures, pour franchir alors les 7 %. Et si vous avez un peu patience, elle se bonifiera encore pendant quatre ou cinq années après la mise pour vous livrer... tous ses secrets !

 Ce que nous livre la "gueuse * " :

Dans le verre, elle  présente une très jolie robe ambrée agrémentée de bulles fines, mais denses. Sa mousse est blanche et persistante.

Le nez exprime de fins arômes citronnés et épicés accompagnées des notes du houblon.

D'une puissance presque insolente en bouche,  elle reste néanmoins magnifiquement équilibrée par la fraîcheur de son fruit . La finale est longue, soutenue par une noble amertume.

Idéale en apéritif dans sa prime jeunesse, gageons que cette trappiste soutient de beaux accords gastronomiques après quelques années !

*  bière embouteillée en avril 2015

ORVAL Bien sûr !

C'est si bon, un Orval,

qu'on s'en ouvre tout'suite deux ;...

dans deux verres, bien sûr !

 



Bière nourrissante